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Zyban : contre le tabac et les nerfs !

Arrêter de fumer peut être dangereux pour sa santé et celle des autres…

Ask your doctor for Zyban or Call 010 30 30 110

Ce spot publicitaire diffusé en Angleterre vante implicitement les mérites du Zyban, un médicament qui aident les ex-fumeurs à se sentir mieux. Les ex-fumeurs, désintoxiqués, parlent d’une révolution, d’une « pilule miracle » après plusieurs tentatives d’arrêt infructueuses. L’homme qui se met en scène dans différentes situations, lui, ne prend pas de Zyban et subit donc les effets négatifs de l’arrêt du tabac.

Cette publicité  prend place dans des bureaux en open space, on peut voir un employé assez aigri qui au premier abord peu paraître inoffensif. La publicité se décompose en trois parties, trois moments de la journée avec toujours un élément déclencheur, qui lui fait « péter un câble ».

Dans la première scène le téléphone qui sonne l’énerve. Agacé, il fait du bruit  à côté du téléphone avec du papier à bulles.

La deuxième scène, l’homme reçoit des avions en papier, il répond en lui balançant son ordinateur sur la tête. A ce moment là, son patron passe mais ne dit rien. Lui fait mine de rien et continu à pianoter sur son ordinateur alors qu’il na plus d’écran.

Pour finir la dernière séquence se passe devant la broyeuse à papier et l’élément déclencheur est le « beau mec » qui parle et donc le fait attendre… comme à son habitude l’homme agit avec démesure en lui coinçant la cravate dans le broyeur.

Cette publicité est très amusante et bien faite, car le vielle homme pète vraiment un plomb… La publicité nous montre clairement son agacement et sa colère intérieure, mais toujours sans un bruit, sans insulte et avec un visage stoïque.

Ce spot publicitaire fait bien passer le message de l’annonceur :  Arrêter de fumer peu être difficile dû aux sauts d’humeur. Il est préférable pour cet employé et pour tous les fumeurs souhaitant arrêter la cigarette de consulter un médecin ou spécialiste pour ce faire aider, le Zyban pourra leur permettre d’être moins agressifs avec leurs collègues.

La scène 2 ne vous rappel rien ? Non ? Alors va vite regarder la prochaine vidéo, et celle la, ce n’est pas une publicité !!!

BONUS


Evian: live young

«Jeunesse ne vient pas au monde elle est constamment de ce monde».

Ce vers de Paul Eluard, allant de pair avec le discours de la marque Evian est repris sur le site Internet de ce dernier.

Avec sa campagne print et affichage de 2010 « We’re all babies inside! » (Intérieurement, nous sommes tous des bébés) réalisée par l’agence BETC Euro RSCG Paris en collaboration avec le photographe de mode Nathaniel Goldberg, Evian (marque minérale du groupe Danone) continue la bébé mania. Après les bébés à roller, nous tirons notre chapeau à la campagne qui retravaillée autour de la signature « Live Young », reprend le concept des bébés, cette fois imprimés sur des t- shirts  portés par 6 modèles adultes pour un effet sympathique plutôt réussi en matière d’illusion d’optique. Une idée fraîche et amusante présentée en images.

Retour sur la situation de la marque avant son coup publicitaire : en dépit de ses 500 millions d’euros de chiffre d’affaire, l’annonceur fait face à une baisse du marché des eaux minérale de 9% en 2008, de 1,2% en 2009 et à une chute du volume des ventes en grande et moyenne surface en France Métropolitaine depuis six ans. Pour amortir la tendance et continuer à écouler 1,5 milliard de bouteilles dans le monde, Evian a dû baisser ses prix et se battre à coups de promotions.

La marque présente dans 149 pays souhaite s’imposer comme une marque mondiale, et garder un discours cohérent mondial, qui tourne autour de l’idée de la jeunesse. Jusqu’à Juillet 20099, l’annonceur n’avait jamais géré son image à l’échelle Mondiale, et fonctionnait en multi-local, ce qui veut dire que chaque pays développait ses propres campagnes publicitaires, donc son propre message. Résultat, pendant longtemps deux images de la marque ont coexistés ; En France, en Belgique et en grande Bretagne, la marque était avant tout assimilée à une eau pour biberons, alors qu’ailleurs, elle était bénéficiait surtout d’une image premium lointaine de celle véhiculée en Europe.

Nous voyons d’abord apparaître des personnages charismatiques, bien dans leur peau, ayant une psychologie et qui sortent de la masse (un rocker, un biker, un artiste, etc.), avec une bouteille Evian à la main, ou dans la poche. Ce n’est certes pas une innovation, car il s’agit du même concept que Benetton, mais pour sûr, il s’agit d’une approche bien menée en ce qui concerne les boissons et breuvages non alcoolisés.

Prenons par exemple le rocker, on ne s’attend pas à le voir porter ce genre de t-shirt, mais plus un t-shirt avec le  logo Harley ou un logo pour marque de bière qui irait avec sa panoplie jean, ceinturon, bracelet en cuir, bandana…)

Avant de lancer la campagne d’affichage, Evian fait tourner les photos sur le web pour créer le buzz pendant plusieurs mois.

Ensuite, la campagne de presse et d’affichage sera inaugurée en Russie le 5 Mars avant l’Asie (Avril). Puis, vient le tour de l’Europe. Elle débutera en France le 28 juillet 2010, dans les gares, les arrêts de bus, etc. Pour accompagner cet événement, une édition collector des tee-shirts de la campagne sera vendue en exclusivité Chez Colette à partir du 19 juillet 2010 au prix de 30 € le t-shirt.

Cette campagne sera bientôt complétée par les portraits de deux ambassadrices de charmes : la joueuse de tennis Maria Sharapova et la golfeuse Melissa Reid. Combinons à cela la participation de 2 millions de fans, et la campagne devient virale. Une heure après la diffusion de de la photographie où apparait Miss Sharapova, on comptait déjà 1047 commentaires sur Facebook.

C’est une action remarquable d’Euro RSCG, dont les intentions sont évidentes : la fabrication de produits dérivés pour une campagne continue, afin d’étendre dans le temps la communication par d’autres moyens.

Afin d’étendre sa campagne, l’annonceur a eu la bonne idée de lancer sur le net un programme ludique de coaching, qui permet à chacun de calculer son quotient jeunesse. Et, ça marche car entre le mois de mai 2010, et le début du mois de Juillet 2010, 340 000 utilisateurs se sont laissés prendre au jeu et cela sans push particulier de la part de l’annonceur. La campagne « baby inside » explicite clairement le rapport entre Evian et les bébés, avec les visuels des impressions sur t-shirt des affichages.

Ensuite, à partir du 08 Juillet 2010, une application Facebook permettra à chaque internaute de s’associer à la campagne d’affichage en postant ses propres photos sur un mur (galerie réalisée sur le modèle de l’action réalisée auparavant par Burberry autour du Trench).


Hansaplast : Maman a dit que je peux ! vs Zazoo

Cette publicité est touchante et improbable. En effet, dans ce spot publicitaire l’enfant terrible a très bien compris qu’il peut demander tout ce qui lui passe par la tête à sa mère occupée dans la chambre. Il demande la permission et n’ayant jamais de refus, il en profite pour faire des bêtises de plus en plus folles et dangereuses.

Il y a très peu de dialogue, mis à part le fameux « Maman a dit que je peux », après chaque bêtises. On peut voir les personnes, en face de lui, acquiescer la chose comme si sa mère avait un droit divin. Personne ne le remet en question, personne ne l’arrête.

On apprend à la fin du spot qu’il s’agit d’une publicité pour les préservatifs.

Le spot publicitaire se termine par « Maman je peux mettre le chat dans la machine à laver ? Oui oui oui » …le voilà reparti pour de nouvelles aventures.

En comparaison avec la publicité Zazoo où le père se dit qu’il aurait dû utiliser un préservatif pour ne pas avoir de « gosse » ou d’autres campagnes préventives  qui choquent pour lutter contes les MST, Hansaplast utilise directement le plaisir de faire l’amour avec un préservatif, sans mettre en scène l’acte sexuel.

La publicité Zazoo nous renvoie au regret et à la peur d’avoir des enfants. L’enfant est présenté comme un véritable fardeau, une maladie. Le préservatif est un moyen de contraception pour éviter la conception d’un enfant qui serait tragique pour l’adulte que cible Zazoo.

Pour Hansaplast, l’approche est différente. On associe le préservatif au plaisir sans responsabilité.

Le seul point commun entre Zazoo et Hansaplast est la mise en scène des enfants, l’un capricieux et colérique et l’autre malicieux.

Grâce à l’audace de Hansaplast, cette approche d’utilisation des préservatifs séduit les spectateurs et touche ainsi un large public. Le préservatif se présente comme un objet indispensable pour éviter les Maladies Sexuellement Transmissibles mais aussi un objet de désir, de jouissance.

Par ailleurs, il est important de souligner que même si la publicité Zazoo a marqué les esprits, aujourd’hui le spectateur se rappelle de la publicité, mais ne retient pas le nom de la marque, contrairement à Hansaplast. Peut-être l’annonceur devrait-il aussi travailler la notoriété de l’entreprise.

Alors d’après vous quel est le meilleur moyen pour inciter les gens à se protéger avec des préservatifs? ZaZoo ou Hansaplast ?


ZAZOO : Le Caprice

«Les campagnes de publicité les plus efficaces sont celles qui fournissent aux enfants les tournures de phrases à utiliser lorsqu’ils font un caprice » indique Iris Sroka de la société d’ étude de marché Hypothesis Group.

A la fin années 90, une société d’analyse du comportement des enfants prétend, qu’une publicité faisant l’usage « d’un caprice bien mené » peut entraîner une augmentation des ventes de 21% à 41% selon le secteur.

Nous sommes en 2004, après une baisse de 11% de ses ventes totales, Zazoo, société Belge fabricant des préservatifs, marque les esprits en utilisant un humour très choquant. Ce spot publicitaire de 41 secondes « le caprice » a été réalisé par DBTEST. Si cette publicité a été diffusée comme un simple spot publicitaire en Belgique, elle est présentée à la télévision Américaine lors d’une émission sur les publicités bannies sur les chaînes Américaines.

La première version diffusée en Belgique est uniquement en allemand, la version française n’a été produite et diffusée que dans le but d’élargir la cible : les jeunes adultes.

Le but du fabriquant n’était non pas de choquer, mais plus d’effrayer « les inconscients » en mettant en scène un père incompétent dans une situation embarrassante dans un supermarché, et ce, devant une foule stupéfaite et déçue de voir un tel parent. Face à la diminution de l’usage des préservatifs, l’annonceur espère avertir le public en disant : « si vous n’êtes pas prêts à endosser la responsabilité d’un enfant, pratiquer le sexe sans risque ».

Avant cela, le préservatif faisait surtout référence à la santé publique et aux Maladies Sexuellement Transmissibles. Alors plutôt que d’en « remettre une couche », en expliquant les dangers des relations sexuelles sans protection (les MST, les grossesses non-désirées), l’annonceur envoie un message sur le ton d’un humour choquant, utilisant des images que tout le monde comprend. L’enfant remplace la MST, il devient dans ce cas la pire des MST.

Le spot publicitaire commence par un plan sur la relation père – fils, au moment où la dispute est sur le point d’éclater. On voit venir petit à petit le caprice.

Ensuite, gros plans sur le visage de différents clients du magasin, où on peut facilement y lire la déception. Par ailleurs ce qui nous interpelle c’est l’interaction entre eux et le père et son enfant. L’annonceur se sert du sentiment de « honte » dans de telles circonstances. Le choix du lieu du caprice est stratégique, l’enfant devient une nuisance sonore dans un espace habituellement calme. Qui n’aurait pas peur de se retrouver dans une telle situation ?

L’argument est purement visuel. Un gosse mal élevé, un père qui aurait eu le même plaisir en utilisant le préservatif de l’annonceur, mais qui confronté à une réalité qui le dépasse, regrette amèrement la naissance de ce « gosse ».

Tous les moyens utilisés mènent au même message, qui se veut simple : si vous n’utilisez pas notre produit, ça pourrait être vous !

Le sexe n’est plus un sujet tabou, ce ne sont pas les relations sexuelles qui sont dangereuses,  mais les relations sexuelles non protégées.

Les techniques de création utilisées sont le shock advertising, l’exagération et le renversement.

La réaction du public face à cette publicité est intéressante, les hommes plaignent ce père, alors que les femmes disent « bien fait pour lui ! D’habitude ce sont toujours les femmes qui endossent ! »

Et vous, quelle sera votre attitude, sympathie ou moquerie ?